À l'Ouest rien de nouveau

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Week-end à Waterton et Glacier National Park : partie 1

Le Montana étant l’état américain le plus proche de Calgary, nous avons donc assez rapidement regardé ce qui pouvait être intéressant à visiter, tout en restant accessible en voiture sur deux jours. Une seule réponse : Glacier National Park. Ce parc montagneux est réputé pour sa beauté mais assez peu connu des Européens, raison de plus pour aller le découvrir !

Il y a presque deux semaines nous voilà donc partis sur les routes du Sud de l’Alberta avec des deux côtés de l’autoroute d’énormes champs et des ranchs typiques du coin. Nous avions au départ réservé avec la même compagnie que le mois précédent, Budget, mais la veille au soir du départ j’ai eu la présence d’esprit de lire les conditions. Bingo, il est interdit de passer la frontière américaine avec les voitures de cette compagnie. C’est donc en urgence qu’on a annulé notre réservation et trouvé une autre société de location, notre bon vieil Alamo (la compagnie que l’on a utilisé pendant tout notre road trip en 2012).

L’agence ouvrait deux heures plus tard que Budget mais nous n’avions de toute façon pas de meilleure solution (90 % des agences de location de Calgary Downtown sont fermées le dimanche). À 9h30 nous partions à l’assaut de la route avec l’aide du GPS de mon téléphone (merci la 3G, j’ai pris un forfait canadien juste à temps). 3 heures plus tard nous nous arrêtons à notre première étape, toujours au Canada, le parc national de Waterton-Lakes. C’est un endroit magnifique et pourtant bien moins visité que Banff ou Jasper (les grandes stars de l’Alberta), un Calgaréen m’a même confié récemment que la plupart des habitants de la ville n’y ont jamais mis les pieds.

On s’arrête tout d’abord à l’entrée du parc pour dévorer notre pique-nique au bord d’un ruisseau. Pas d’ours à l’horizon mais un aigle royal nous survole. On va faire un tour par l’enclos des bisons sauvages (qui est, malgré son nom, un terrain de plusieurs hectares), on finit par en apercevoir de loin mais ce sera tout, ils se préservent des humains, ce qui est bien normal. J’ai appris récemment lors d’une interview réalisée pour mon travail que Waterton est un des rares endroits en Alberta où il reste des bisons sauvages (et non d’élevage).

On reprend la route pour traverser la ville nichée au cœur de Waterton. Il fait un temps magnifique, la nature est luxuriante, ce parc nous en met vraiment plein la vue. Le parc de Glacier, aride et désolé bien que tout aussi beau, contrastera fortement avec ce paysage le lendemain. Pourtant les deux parcs ne font qu’un, malgré la frontière qui les sépare, et sont gérés conjointement par le Canada et les États-Unis. C’est le premier parc international de la Paix.

On décide, après avoir vu un panneau, d’aller jusqu’au Cameron Lake. On ne le trouve pas sur la carte, en réalité il est complètement à l’autre bout de Waterton ! Heureusement, le parc canadien est petit et nous l’atteignons en quelques dizaines de minutes. En chemin nous croisons même deux chèvres des montagnes ! Le lac Cameron a un petit air du Lake Louise, en plus sauvage, moins touristique et plus modeste aussi. On commence à s’aventurer aux alentours mais un panneau nous arrête, le coin (quasi vide à cette période de l’année) est très fréquenté par les grizzlis. Sans bombe anti-ours (de peur qu’elle ne passe pas la frontière) on ne tente pas le diable et revenons sur nos pas.

De nouveau dans la petite ville, nous nous étonnons de voir une demi-douzaine de biches confortablement installées dans l’herbe d’un square. On jette un coup d’œil aux Cameron Falls puis nous reprenons la route, cette fois en direction des États-Unis ! Il nous reste beaucoup de route, le poste de frontière le plus proche est déjà fermé pour la saison et nous oblige à faire un gros détour (planifié) pour aller au suivant. Le douanier américain nous laisse passer sans aucun souci, alors que je m’attendais à voir la voiture fouillée ou au moins nos empreintes enregistrées, comme en 2012. Une fois de l’autre côté de la frontière, nous savons là encore qu’il va nous falloir effectuer un deuxième détour. Au lieu de traverser le parc de Glacier jusqu’à notre hébergement, nous allons devoir en faire le tour, la route principale, bien-nommée Going-to-the-sun-road, étant en partie fermée pour travaux saisonniers. Cette fois-ci c’est un pygargue à tête blanche, le symbole des États-Unis, qui nous survole.

Le soleil se couche et la route est magnifique. On est fatigués mais très contents de découvrir le Montana pour la première fois. Un état de plus à gratter sur notre carte quand nous rentrerons ! Il fait presque nuit quand nous arrivons au chalet que nous avons loué. Le propriétaire est adorable et nous fait cadeau de Snickers, Twix et M&Ms quand nous allons acheter notre pique-nique du lendemain à sa supérette. Le chalet est grand, tout en bois, kitsch et chaleureux. Nous allons manger dans un diner non loin de là et nous nous endormons, bienheureux, dans notre chalet de montagne.

Flo

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Premières semaines à Calgary

Nous voilà désormais la semaine du 15 septembre, Rémy a commencé son nouveau travail, et de mon côté la chance me sourit aussi dans ce domaine. J’ai postulé la semaine de notre arrivée à une annonce locale qui me correspondait totalement : journaliste à temps partiel pour un hebdomadaire francophone. Quelques jours après je suis conviée à un entretien et je décroche le poste. Je ne m’attendais pas à trouver un travail aussi vite, encore moins dans ma branche, c’est donc une super nouvelle !

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Je commence dans la foulée mon nouveau boulot, ce qui remplit bien mes journées. Et je profite de mon temps libre à côté pour découvrir de nouveaux quartiers. On commence aussi à rencontrer du monde, surtout des Français mais aussi des Québécois. Difficile de rencontrer des anglophones alors que nous baignons tous les deux dans un milieu professionnel totalement francophone.

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Photos prises à la Nuit Blanche, le premier évènement que j’ai couvert dans mon nouveau boulot

Un week-end nous sommes allés à Prince’s Island Park, qui, comme son nom l’indique, est un parc sur une île, au milieu de la rivière Bow. Avec les jolies couleurs d’automne qui arrivent et les petits écureuils noirs qui sautillent partout, cette promenade était très agréable. On a une grande to-do list de choses à visiter à Calgary et on regrette un peu de pas avoir plus de temps pour le faire.

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Mais pour le moment on trouve la ville très agréable, ni trop grande, ni trop petite. Notre logement, on s’en rend compte petit à petit par nous-mêmes et par la bouche d’autres personnes, est super bien placé, à 2 minutes à pieds d’une des grandes avenues animées de Calgary, près des supermarchés, du centre-ville, et dans un quartier plutôt charmant. J’apprécie beaucoup de trouver des petites boîtes, à certains endroits, où se trouvent des livres. Les gens en mettent et en prennent gratuitement. J’ai l’impression que beaucoup de choses ici reposent sur la gratuité et la solidarité, certaines séances de ciné, des sortes vide-greniers “FREE” (nous en avons eu un près de chez nous, ce qui nous a permis de récupérer pas mal de choses), et même des barbecues citoyens (organisés par des politiciens).

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Mais à côté de cela, tout n’est pas cheap. On trouve la nourriture assez chère en dehors des fruits et légumes, le transport n’est pas donné, les forfaits téléphoniques et Internet sont très chers aussi (heureusement Internet est compris dans notre loyer, tout comme l’eau, l’électricité et le chauffage). Mais à côté de cela, les logements, s’ils ne sont pas bon marchés, permettent d’avoir presque le double d’une surface parisienne pour le même prix, l’essence n’est pas aussi cheap qu’aux États-Unis mais bien moins chère qu’en Europe et les locations de voiture sont bon marché (mais pas l’assurance auto, pour ceux qui sont motorisés !). Et surtout l’Alberta est connue pour ses taxes et impôts assez bas !

Flo

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Premiers jours à Calgary et découverte de Banff

Nous avons pu profiter de la ville 4 jours avant que Rémy ne commence son travail. Cependant, on n’a pas vraiment visité, plutôt fait des courses et encore des courses, pour la nourriture, mais aussi les produits d’hygiène, la lessive, le liquide vaisselle, etc., et pour ce qui manquait dans l’appartement (pourtant meublé).

Le 4ème jour, on s’est quand même décidé à prendre la clé des champs, ou plutôt des montagnes. Nous avons loué une voiture tôt le matin et avons roulé jusqu’à la ville de Banff, à 1h30 de Calgary (en se perdant un peu en route, forcément). Sur le chemin, tout juste à la sortie de la ville nous avons vu un grand loup blanc dans un champ, mais pas le temps de dégainer l’appareil photo ! À Banff nous nous sommes un peu promenés, c’est une charmante petite ville de montagne, très touristique. On a mangé des burgers délicieux chez Eddie Burger puis re-goûté à nos queues de castor adorées !

On a ensuite repris la route pour aller aux sources chaudes, les Banff Upper Hot Springs. On est resté dans l’eau environ deux heures, à profiter de ce délicieux contraste entre air frais vivifiant et eau à 40 degrés. Si c’était agréable et que la vue sur les montagnes n’était pas déplaisante, le bassin n’est lui pas très beau, on dirait une petite piscine.

Bien relaxés, on est sortis des sources, et sur un coup de tête on a décidé d’aller voir le fameux Lake Louise, à 45 min de là. Il est en effet grand, beau et majestueux. L’hôtel de luxe qui le jouxte, le Château Lake Louise, est lui beaucoup moins beau. Il appartient pourtant au même groupe qui possède le Château Frontenac, Fairmont Hotel.

On profite d’être dans ce lieu superbe pendant quelques heures, on met nos mains dans l’eau gelée, on admire les spermophiles à mante dorée (des petits écureuils ayant inspiré Tic et Tac), on flâne sur le bord du lac en dégustant un granité à la cerise.

Puis le soleil se couche et il est temps pour nous de revenir à Calgary. Mais sur la Transcanadienne (la route que nous prenons, et qui parcourt tout le pays), des bouchons se forment et on perd beaucoup de temps. Il fait désormais nuit noire, et nous arrivons enfin à Calgary, mais nous devons encore faire de l’essence. Bien sûr, impossible de trouver une station, nous parcourons la ville de long en large, nous perdant même, avant d’en trouver une au bout de près d’une heure de recherche !

On se dirige maintenant vers le loueur de voitures, et là, surprise, la route est bloquée des deux côtés, impossible d’y garer la voiture. Au bout de là encore près d’une heure de tergiversations on découvre, grâce à l’aide d’une personne travaillant sur les chantiers, un tout petit passage à travers une autre rue, accédant au parking. On gare la voiture, pas mécontents de s’en débarrasser après ces galères puis on commence nos 35 minutes à pied pour retourner chez nous. Bien sûr, mes ampoules sont énormes et je souffre énormément sur le chemin. Comment mal terminer une journée qui était pourtant si belle ! On commence à se dire que la poisse nous colle au corps depuis quelques jours.

Il est très tard, et Rémy commence son nouveau travail le lendemain. La suite dans un prochain article !

Flo

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Arrivée à Calgary

Le 10 septembre, nous nous levons tôt pour aller à l’aéroport de La Guardia. Deux hommes politiques parcourent l’aéroport entourés d’une armada de caméras et de gardes du corps. Je n’ai aucune idée de qui il s’agit, peut-être qu’ils viennent à New York pour un évènement en rapport avec la commémoration du 11 septembre, le lendemain ? En attendant notre avion, je regarde par hasard mon billet en détail et j’y vois une taxe appelée “U.S. September 11th Security Fee”, de $2.50 chacun, qui finance le personnel de sécurité et les scanners. Je me suis demandée si la sécurité était particulièrement renforcée à NYC la veille du 11 septembre et que donc cette taxe était exceptionnelle mais non, si j’ai bien compris elle est appliquée à tous les vols venant ou atterrissant aux États-Unis, en tout temps.

Autre particularité que je n’avais jamais vu jusqu’ici, l’aéroport de La Guardia est équipé de nombreux iPads disposés sur des tables, sur lesquels on peut bien sûr surfer, regarder ses mails, l’actualité ou la météo, mais aussi commander à manger. Il y a un appareil où passer sa carte bleue et hop on vous apporte directement votre commande ! On verra ensuite également ce dispositif à Toronto. Mais voilà justement venu le moment d’embarquer. 1h30 plus tard nous atterrissons à TO.

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Cette fois-ci notre escale doit durer plus de deux heures, nous avons donc le temps de prendre notre deuxième avion à temps, et même de manger dans un delicatessen ! En fait, ce sera même tout le contraire de notre escale à Montréal, notre avion n’est pas parti sans nous, c’est nous qui l’attendons ! On savait depuis déjà plusieurs jours qu’il allait neiger le jour de notre arrivée à Calgary, mais on avait sous-estimé l’ampleur de ce phénomène météo, c’est une véritable tempête de neige qui s’est abattue sur la ville, terrassant des arbres, laissant des milliers de personnes sans électricité et atteignant par endroits 45 cm de hauteur !

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Sans surprise, notre avion est donc retardé, puis retardé encore, et encore un peu. Au final le retard atteindra presque 3 heures ! Problème pour nous, nous avons rendez-vous avec notre agence immobilière pour faire l’état des lieux de notre appartement avant qu’elle ne ferme (à 17h). Grâce au wifi je les préviens par mail, et une fois arrivés à Calgary, à 17h30 nous nous dépêchons de récupérer nos valises et d’attraper un taxi pour aller dans notre nouveau chez nous.

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L’avion était équipé de la télévision en direct, nous avons donc pu découvrir les premières images de cette neige. Mais c’est désormais à travers les fenêtres du taxi que nous regardons avec un air ébahi cet air de Noël en septembre. Cette tempête est tout à fait exceptionnelle pour la saison, quelques jours auparavant il faisait encore 25-30 degrés, et il fera à nouveau ce temps-là quelques jours après. En attendant, le ressenti est de -10 degrés, et on se dit que notre deuxième bande-annonce était en fait prémonitoire !

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Le chauffeur de taxi se trompe complètement d’endroit où nous déposer, il s’excuse une centaine de fois (un trait connu des canadiens, souvent tourné en cliché), nous amène devant notre immeuble et nous fait une ristourne. On fait l’état des lieux puis on se pose enfin. Ça y est, on est chez nous !

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Flo

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New York : jour 2, retour dans le passé

Le mardi on se lève et on va directement prendre un petit-déjeuner complet (qui nous servira aussi de déjeuner pour qu’on ne perde pas de temps) chez IHOP, une chaîne spécialisée dans les breakfasts (d’où son nom complet International House of Pancakes). On en profite pour admirer les avions que l’on voit de très près dans le Queens, les aéroports de La Guardia et de JFK étant tout proches.

On va ensuite prendre le métro pour aller au Sud de Manhattan, à Battery Park, d’où on pourra ensuite prendre un bateau (réservé d’avance) pour Ellis Island. Les mesures de sécurité sont draconiennes, mais pas très étonnantes pour New York. Une fois sur l’île, on choisit de prendre l’audioguide et on fait le tour des expositions du bâtiment principal. Se retrouver dans ce lieu de passage mythique, première vision de l’Amérique pour des millions d’immigrés, est assez émouvant. Il y a quelques années j’avais fouillé le site web et trouvé des gens de ma famille parmi ces étrangers.

On apprend beaucoup de choses, la visite est très intéressante, surtout concernant le processus d’acceptation ou non des nouveaux arrivés. L’audioguide nous compte des histoires déchirantes de familles éclatées à cause d’un détail suspect (excroissance à un ongle, coupure au menton, etc.).

On reste plusieurs heures sur Ellis Island, puis mes pieds me rappellent douloureusement la journée de la veille. On hésite un peu puis on se décide à reprendre le bateau pour aller sur Liberty Island. Surprise, normalement le trajet habituel est Manhattan – Liberty Island – Ellis Island – Manhattan. Nous avions zappé au départ l’île de la Statue de la liberté parce qu’elle ne nous intéressait pas plus que ça, mais au final nous avions loupé notre coche ! Heureusement un agent du bateau accepte exceptionnellement que nous restions pour aller jusqu’à l’île de Lady Liberty.

Lorsque l’on arrive, l’heure maximale pour monter dans le piédestal n’est pas encore passée mais l’accès est déjà fermé. Pas grave, on prend là encore un audioguide et on fait le tour de l’îlot. On reste finalement bien 2 heures mais nous ne pourrons pas tout écouter, il est déjà temps de prendre le bateau du retour.

Là encore les informations livrées sont plus qu’intéressantes. On y apprend notamment que la statue était de couleur cuivrée à son installation (normal pour du bronze) et qu’il lui a fallu 20 ans avant de se patiner entièrement et de prendre cette couleur vert de gris. Autre anecdote, lors de l’inauguration de cette statue de femme représentant la liberté… seuls les hommes étaient autorisés à s’y rendre ! Mais les femmes ne se sont pas laissées faire, certaines d’entre elles ont loué des bateaux et fait tout le tour de l’île en protestant.

Lorsque nous revenons dans Manhattan, la journée a déjà bien avancé. Nous nous rendons au Rockfeller Center pour que Rémy puisse boire un café dans son enseigne américaine préférée, Blue Bottle Coffee. Alors que nous sommes encore dans le centre, une femme nous arrête et nous propose de faire partie du public à l’enregistrement du talk-show “Late Night with Seth Meyers" le soir même (le "Tonight Show Starring Jimmy Fallon" est déjà en cours de tournage, on entend les rires du public). On hésite une demi-seconde mais on dit non, on a super faim, on est épuisés et on ne doit pas tarder à rentrer pour attraper notre avion le lendemain matin. L’expérience doit être sympa mais le timing était mauvais, ça sera pour une prochaine fois, NBC !

À la place on s’est dirigé vers un magasin d’une chaîne qui nous avait bien manqué, Whole Foods Market, pour se servir au Salad Bar ! C’est bien crevés et les pieds en feu que l’on a ensuite repris le chemin du Queens pour s’écrouler dans notre lit. Bye Manhattan, notre passage aura été bien court et semé d’embûches, demain nous démarrons notre nouvelle vie direction Calgary !

Flo

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Saison 2, épisode 1 : Québec

J’ai mis un peu de temps avant de me mettre à monter cette vidéo (en plus l’ordinateur que l’on a là est moins puissant que celui de Paris donc c’est un peu plus galère), mais la voilà ! On a retrouvé nos bonnes vieilles habitudes en réintégrant le générique !

Et les plus nostalgiques peuvent comparer avec la vidéo de Québec d’il y a deux ans.

Flo

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New York : jour 1, grosse fatigue

À 3h30 le lundi 8 septembre on est déjà debout pour attraper notre avion direction New York City. Le vol, dans un avion express quasiment vide à l’exception de quelques hommes et femmes d’affaires, se passe bien, on assiste au lever du soleil. Vers 8h30 on arrive à l’aéroport de La Guardia, on prend un bus puis un métro pour Manhattan. On marche un moment pour trouver la consigne à bagages, CBH Luggage Storage, que l’on avait repéré sur Internet. On laisse nos deux valises à la gérante, qui est française, et on garde nos sacs lourds avec nous pour ne pas faire exploser notre budget “consigne” (qui n’était à la base pas prévu, merci Air Canada).

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On se balade un peu dans le quartier, on passe revoir le Flatiron Building, puis on va rejoindre notre amie Maylis à son travail pour déjeuner ensemble dans un restau thaï, non loin de là. Dans l’après-midi notre but est d’aller à Columbia University et de retourner à Central Park. On commence par la marche mais on se rend bien compte que l’université est presque inaccessible par ce biais, les distances sont trop grandes, il y a des feux tous les 20 mètres, on doit piétiner pour éviter la foule et surtout nos sacs nous pèsent vraiment.

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Non loin du parc on s’engouffre donc dans une bouche de métro. Manque de chance il y a un problème sur la ligne, on attend un long moment dans la chaleur étouffante. On doit faire 2 changements, les métros sont très longs à attendre, on trouve le moyen de se tromper de sens à un endroit. Bref, on met bien 2 heures à rejoindre l’université et on a définitivement une dent contre le réseau de transports new-yorkais (et globalement ceux nord-américains qui sont rarement bien foutus) !

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Le campus de Columbia ressemble à ceux que l’on avaient déjà visité (Harvard et Berkeley), de grands bâtiments en pierre, des pelouses, des étudiants (forcément). Mais ici, le campus est éclaté en plusieurs morceaux pour laisser les voitures passer sur les routes qui mènent au cœur de Manhattan. Il est aussi moins grand que les autres facs que nous avons visité, par manque de place. Malheureusement pour visiter les bâtiments il faut une carte étudiante, on se promène donc juste en extérieur et devant les logements des fraternités.

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On redescend ensuite pour se promener dans le nord de Central Park, la seule partie du parc que nous n’avions pas visité. On se pose auprès d’un étang sobrement appelé The Pool. On termine notre journée par The Reservoir (le lac artificiel du parc) qu’on avait beaucoup aimé il y a deux ans.

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Là encore on fait une partie du retour à pied puis en métro pour récupérer nos valises, on court ensuite pendant 20 minutes avec tout ça pour retrouver Maylis, puis on rentre chez elle en métro et encore à pied. On mange des samoussas puis on s’écroule, morts de fatigue ! Cette journée aura vraiment été la plus éprouvante, d’ailleurs deux semaines après je boîte encore à cause des ampoules et je peux à peine poser le pied gauche à terre !

Flo

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Québec : jour 3, artisanat, nature et galère

C’est déjà notre dernier jour à Québec. On prend la route avant 10h pour aller à Saint-Nicolas, un quartier de Lévis (la ville en face de Québec, de l’autre côté du Saint-Laurent), d’où est originaire Sophie. Elle nous montre sa maison d’enfance, son école, etc. Puis on arrive à la ferme Genest. C’est dimanche et il y a des stands et des activités présentées à la ferme.

On goûte différents fromages à  poutine (aux herbes, barbecue…) et du brut de pommes pétillant. On va ensuite voir les lapins, les chèvres et les poules, puis se promener dans les champs de pommes et de citrouilles. Sur le terrain de jeux des enfants, on peut faire son propre bannock (un pain amérindien) pour 1 dollar. On a envie de tester, on enroule donc de la pâte au bout d’un gros bâton de bois puis on le fait cuire en le tournant au-dessus du feu. C’est plutôt bon, le goût se rapproche de celui d’une pâte à crêpes.

On se rend ensuite en face, à la cidrerie, où on peut goûter deux types de cidres de glace, un doux pétillant frais et peu alcoolisé, et un plus liquoreux. C’est ici que cet alcool a d’ailleurs été créé pour la première fois. Pour terminer notre courte dernière journée on va randonner un peu aux chutes de la Chaudière.

On rentre ensuite chez Sophie pour faire nos affaires et manger un bout, puis son copain et elle nous amènent à l’aéroport et ce sont déjà les au-revoir. Mais pas le temps de trop y penser, on se dépêche d’enregistrer nos bagages, de passer la sécurité et d’attendre notre avion. Comme deux ans auparavant, le 7 septembre, on atterrit à Montréal sans souci… jusque là mais le problème nous arrive rapidement droit dessus. Nous avions exactement une heure pour descendre de l’avion, traverser tout l’aéroport pour trouver notre porte, attendre patiemment à la douane américaine que notre tour arrive et monter dans l’avion suivant. Sauf que notre avion Québec – Montréal a mis près d’une demi-heure à nous faire débarquer. On a couru tout ce qu’on pouvait avec nos sacs lourds jusqu’à la douane, puis encore après cela. Mais trop tard, notre vol Montréal-New York ne nous a pas attendu, et une dizaine d’autres passagers sont dans le même cas que nous.

Tous les comptoirs d’Air Canada sont déserts, on parcourt désespérément l’aéroport à la recherche d’une solution. Finalement une cliente très énervée passe derrière un comptoir et utilise le téléphone de service pour leur demander de venir fissa. Quelques temps plus tard des agents arrivent. On est les premiers à être pris en charge, la dame nous annonce que tous les vols du soir même sont pris et qu’on peut prendre celui de 6h45 le lendemain. La mort dans l’âme on accepte, certains font comme nous, d’autres préfèrent attendre sur place au cas où une place se désisterait, et d’autres encore louent une voiture pour aller jusqu’à NYC par la route.

Air Canada nous loge dans un hôtel non loin de l’aéroport et nous donne des bons d’une vingtaine de dollars pour pouvoir dîner. L’hôtel, un Holiday Inn est plutôt pas mal mais on aura pas le temps de profiter de la piscine. Lorsque l’on y arrive, il est déjà près de 20h, on va tout de suite dîner puis se coucher en mettant le réveil à 3h30 pour la suite de nos aventures…

Flo

Classé dans Québec année au Canada Montréal